En raison de trop grandes turbulences, nous informons notre aimable assemblée que nous ne serons pas présents le deuxième jeudi du mois de février aux Matins Céladon (comme nous avions l'habitude de l'être chaque mois...).
Pour les curieux, en voici la raison:
Le jeudi 11 janvier, alors que la soirée slam mensuelle se passait pour le mieux, un groupe de jeunes très alcoolisés sont arrivés sur les coups de 23h30 (la soirée s'achevant à minuit).
Sans chercher à savoir quelles étaient les règles imposées par le slam et le collectif, l'un de ces jeunes s'est jeté sur la scène pour dire un texte sans s'être présenté au préalable à l'un des deux animateurs (à croire que le respect et la politesse sont des valeurs perdues...).
Lorsque les deux animateurs (YanoVski et Eva Li) sont intervenus pour faire cesser le défilé qui commençait à prendre certaines proportions déplaisantes, ils se sont vus insultés et provoqués. Les protagonistes allant même jusqu'à menacer de les attendre au-dehors à la fin...
Voulant faire cesser cette altercation, les deux animateurs ont par la suite cédé et accepté le passage de l'un d'entre eux. Il faut savoir que le matériel présent sur scène appartien à un des membres d'honneurs du collectif et que ce matériel (des micros aux câbles en passant par les instruments de musique) coûte cher. Le sauvage est monté sur scène, a tiré sur le micro et les câbles.
Selon la tradition slamtimbanques, l'invité clos la soirée par un de ses textes. L'invité passe sur scène et le mot "cellule" dans un de ses textes provoquent l'agacement du groupe de jeunes (il s'agissait en fait, des cellules de micro...).
Le barman était seul au comptoir et refuse de travailler dans de tels conditions. De plus, il semble que certaines personnes du public, fument de l'herbe devant les portes du bar...
Comprenez que nous nous trouvons dans une position peu confortable. Nous souhaitons développer le slam à Limoges afin que la parole libre se fasse entendre partout. Nous donnons l'opportunité aux jeunes qui sont venus de monter sur scène et de dire ce qu'ils pensent de ce qui se passe autour d'eux.
C'est une révolte qui nous gagne, nous quatre et les participants aux soirées slam. Nous refusons que ceux qui rejettent la censure la pratique eux-même et que nos soirées deviennent une foire.
Avec cet incident, nous perdons notre crédibilité et si cela se reproduit, nous perdrons nos soirées slam. Alors non!!! Sachez que nous agirons en conséquence, quel que soit le solution qui s'imposera à nous.
LES SLAMTIMBANQUES.